Actualités sur la location saisonnière 2026 : changements réglementaires que les hôtes doivent connaître
Les principales nouveautés réglementaires et fiscales pour les propriétaires de locations saisonnières en 2026.

Mars 2026
En tant que propriétaire de location saisonnière, vous êtes impacté en 2026 par plusieurs modifications réglementaires suite à la mise en application de la loi Le Meur comme l’enregistrement obligatoire de votre bien. Parmi les autres nouveautés qui vous concernent, sachez que les sites web de location de vacances vont devoir communiquer plus d’informations aux mairies et que le calcul du DPE est modifié. Les plus importants changements en 2026 pour la fiscalité des LMNP (locations meublées non professionnelles) sont les baisses des plafonds et des abattements ainsi que la suppression de l’avantage fiscal sur les plus-values.
Enregistrement obligatoire des locations saisonnières
L’enregistrement national des meublés de tourisme en 2026 devient une obligation à partir du mois de mai. Avant cette date, la déclaration des meublés de tourisme et des chambres d’hôtes se fait dans la mairie concernée avec des formulaires Cerfa (n° 14004 et n° 13566) ou via un site municipal spécifique.
Dès mai 2026, le téléservice national de location saisonnière doit être utilisé pour obtenir un numéro d’enregistrement unique en France, le NER. Cette centralisation des demandes allège la charge des communes et facilite les démarches des propriétaires. Plusieurs pièces justificatives sont demandées afin d’identifier les loueurs et leurs propriétés.
Ce numéro d’identification est nécessaire pour annoncer une maison de vacances sur une plateforme de réservation de type OTA (online travel agency : agence de voyage en ligne) comme Holidu. Toute annonce non conforme peut être refusée par un portail de location de vacances. Votre compte risque également d’être supprimé.
Centralisation des données d’activité des OTA
L’État a créé une application spécifique (API meublés) pour rassembler les informations fournies par les intermédiaires de location de meublés (IDM) afin qu’elles puissent être consultées par les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).
Une commune ou un EPCI peut accéder aux données d’activité fournies par les IDM pour son territoire. Les biens en location saisonnière sont identifiés grâce à leur numéro d’enregistrement. Les informations fournies sont notamment :
- l’adresse des biens loués ;
- les URL des annonces ;
- le nombre de jours de location.
Grâce à l’API meublés, les communes et les EPCI peuvent comparer les données d’activité déclarées par un propriétaire pour un logement donné avec les informations des IDM. C’est un moyen de détecter des infractions.
Les propriétaires ont donc intérêt à gérer leur location saisonnière conformément aux obligations légales : limitation du nombre de jours de location, paiement des impôts et taxes, mention du NER dans les annonces…

Changements fiscaux liés à la loi Le Meur
Baisse des plafonds et des abattements pour le régime micro-BIC
Les règles d’imposition du chiffre d’affaires ont été modifiées en 2025 et elles s’appliquent lors de la déclaration fiscale établie en 2026 pour les revenus de l’année précédente. Les plafonds et les abattements en micro-BIC pour les meublés de tourisme en 2026 sont fortement réduits.
Pour un meublé de tourisme non classé, le plafond du régime micro-BIC est de 15 000 € avec un abattement de 30 %. Avant 2025, le plafond valait 77 700 € et l’abattement 50 %.
Quant aux meublés de tourisme classés, comme les chambres d’hôtes, le seuil du régime micro-BIC est de 77 700 € (188 700 € en 2024) et l’abattement est de 50 % (au lieu de 71 %).
Si le seuil du régime micro-BIC est dépassé, les propriétaires passent automatiquement au régime réel. Dans ce cas, ils peuvent déduire des loyers reçus toutes leurs charges, au lieu de bénéficier de l’abattement forfaitaire. Les sommes déductibles incluent l’amortissement du bien, les travaux, intérêts d’emprunt, frais de gestion et d’entretien, assurances…
Disparition de l’avantage fiscal sur les plus-values des LMNP
Avant 2026, les amortissements déduits n’étaient pas réintégrés pour le calcul de l’impôt sur la plus-value à la revente du bien. Depuis le 1er janvier 2026, cet avantage est supprimé. Logiquement, la plus-value imposable augmente, ce qui entraîne un montant d’impôt supérieur à payer lors de la revente.
Modification du calcul du DPE
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) comporte une étiquette énergie calculée en énergie primaire qui fait intervenir le coefficient de conversion de l’électricité. Ce chiffre représente la quantité d’énergie primaire nécessaire à la production d’1 kWh d’électricité. Dans le nouveau calcul du DPE en janvier 2026, la valeur du coefficient de conversion de l’électricité va passer de 2,3 à 1,9. Pour tous les logements qui utilisent de l’électricité, leur consommation d’énergie primaire va baisser, ce qui pourrait améliorer leur DPE.
Actuellement, les meublés de tourisme ne sont pas concernés, sauf exceptions, par l’obligation d’un DPE. Il est prévu que seules les locations saisonnières avec un DPE « D » ou supérieur puissent être louées à partir de 2034. Cependant, si vous pensez mettre en location saisonnière un bien pour lequel une demande de changement d’usage est obligatoire, alors un DPE de « A » à « E » est requis.
Changements de certaines réglementations régionales
Plusieurs communes ont décidé de fixer leurs propres restrictions, comme la loi les y autorise, à partir de 2026. À Bordeaux, le nombre de jours de location par an diminue de 120 à 90 dès le 1er janvier 2026. Cette décision, votée en 2025, a pour objectif de limiter les locations touristiques de courte durée et de lutter contre la pénurie de logements. La ville de Lyon a pris la même décision, applicable également à partir du 1er janvier 2026.
À Nice, la procédure des quotas est provisoirement suspendue du 1er février au 30 avril 2026, dans l’attente d’une décision du Conseil d’État. Cette suspension fait suite à un recours introduit par des associations de défense des intérêts des professionnels de la location meublée touristique qui vise le règlement de changement d’usage de la ville de Nice, adopté en décembre 2025. Un juge des référés a ordonné la suspension de cette nouvelle réglementation concernant les conditions de délivrance des autorisations de changement d’usage des locaux d’habitation dans quatre secteurs de Nice.
Maintenant que vous connaissez les nouveautés réglementaires et fiscales relatives aux locations saisonnières, vous pouvez définir la meilleure façon de gérer votre bien. Selon votre chiffre d’affaires actuel et prévisionnel, simulez l’impact fiscal de la loi Le Meur. N’hésitez pas à revoir votre tarification et pensez à modifier votre annonce sur les sites web de location de vacances comme Holidu pour ajouter le numéro d’enregistrement de votre bien.